Klépierre : le centre commercial, un véritable écosystème d’opportunités

Rencontre avec Hélène Salmon, Directrice de la Communication, et Gabrielle Conand, Responsable de la Gestion des Talents chez Klépierre, lors de l’événement Talents for the Planet du 9 juin 2026. Lors du même événement, Éléonore Devaud, Directrice RSE, a enrichi ces perspectives en participant à la table ronde « The Local Way of Life : comment les expérimentations locales peuvent inspirer des transitions plus globales ».

👉Retrouvez tous les podcasts de la 6e édition de Talents for the Planet

Klépierre, en bref

Leader européen des centres commerciaux, Klépierre est une société d’investissement immobilier cotée (SIIC), membre de l’indice SBF 120, dont le portefeuille d’actifs dépasse les 21 milliards d’euros. Le groupe gère et possède des centres commerciaux dans les grandes métropoles d’Europe continentale — Créteil Soleil, Val d’Europe, Les Passages à Boulogne, Odysséum à Montpellier, Blagnac à Toulouse, entre autres — et accueille chaque année plus de 720 millions de visites.

Avec environ 1 000 collaborateurs, l’entreprise affiche la particularité d’être à la croisée de deux mondes : celui d’une entreprise à taille humaine, où les décisions sont rapides et les liens directs, et celui d’un groupe coté, exigeant et performant à l’échelle européenne.

70 centres, c’est 70 territoires avec une philosophie de l’ancrage local

« Pour nous, le territoire s’articule vraiment autour de nos centres. Nous avons 70 centres leaders en Europe, présents dans 12 pays. Vous ne les connaissez pas sous le nom de Klépierre parce qu’ils sont locaux — vous les connaissez sous le nom de Créteil-Soleil, Belle-Épine, Val-d’Europe. Le territoire, c’est ce qu’il y a autour de ces centres : des acteurs économiques, des personnes qui travaillent dans les centres, des associations, des riverains. Avec nos 70 centres, c’est 70 territoires différents. » — Éléonore Devaud, Directrice RSE

Une vision qui rompt définitivement avec les années 70 et les boîtes en béton posées au milieu de nulle part : aujourd’hui, un centre Klépierre vit dans son territoire et dans sa communauté — et c’est précisément ce qui le rend attractif et viable sur le long terme.

Un centre commercial = une petite ville

C’est l’un des messages forts portés par Gabrielle Conand lors de cette rencontre. Un centre commercial c’est un écosystème économique à part entière, générateur d’emplois à plusieurs niveaux.

« Val d’Europe, c’est cinq ou six collaborateurs Klépierre sur place. Si on ajoute la sécurité, la propreté, le personnel de toutes les enseignes… nous arrivons à 4 000 personnes. C’est une petite ville. » — Gabrielle Conand, Responsable de la Gestion des Talents

En multipliant ce chiffre par la centaine de centres du groupe en Europe, ce sont entre 200 000 et 400 000 personnes qui gravitent autour des actifs Klépierre.

Les métiers qui recrutent chez Klépierre

Gabrielle Conand a détaillé les trois métiers cœur du groupe, auxquels s’ajoutent des fonctions support essentielles :

Les métiers cœur
  • Leasing / Commercial : négociation permanente avec les enseignes pour construire le bon mix de retailers
  • Asset Management : optimisation de la valeur des centres via une approche financière, stratégique et retail
  • Ingénierie & Développement : gestion de projets, construction, rénovation, permis de construire, parcours client
Les fonctions support
  • Direction de centre : responsable de centre, responsable technique, marketing
  • Finance : contrôle de gestion, gestion de la dette, reporting ESG pour les investisseurs
  • Juridique : des dizaines de milliers de baux à gérer, spécialisation en immobilier commercial
  • Communication, RH, Coordination (copropriété, syndic)

Trois piliers attractifs pour convaincre de rejoindre Klépierre

  1. L’impact : contribuer à transformer le commerce et être acteur d’un écosystème qui touche des millions de personnes chaque année
  2. L’expertise : évoluer aux côtés de vrais experts reconnus, dans des métiers pointus et stimulants
  3. La culture : une mobilité encouragée (entre métiers, entre pays), une formation continue, un environnement de travail soigné et une attention réelle à la qualité de vie

« Les gens restent pour évoluer, parce qu’ils sont bien et parce qu’ils apprennent. » — Gabrielle Conand

RSE : une stratégie intégrée

Depuis 2017, Klépierre déploie sa politique RSE Act4Good®, renouvelée avec des objectifs ambitieux à horizon 2030. « La RSE est intégrée à la stratégie de l’entreprise. Ce n’est pas le « truc en plus ». C’est intégré au business, dans les baux avec les commerçants. » — Hélène Salmon

Et d’ailleurs, 100 % des collaborateurs Klépierre ont au moins un objectif RSE dans leur évaluation annuelle.

Les trois piliers Act4Good®

🌍 Atteindre le net-zéro carbone d’ici 2030 : réduction de l’empreinte énergétique des bâtiments, systèmes de cooling sans climatisation, plans de résilience climatique. Du côté de l’énergie solaire, Klépierre installe des ombrières photovoltaïques sur ses parkings et travaille à à autoconsommer l’électricité produite, mais à terme, à la redistribuer aux commerçants présents dans les centres. Une ambition qui s’inscrit dans la dynamique réglementaire de l’autoconsommation collective.

🤝 Agir au service des communautés – du local au global

C’est le pilier qui illustre le mieux la philosophie territoriale de Klépierre. Le principe est simple mais exigeant : chaque centre doit identifier l’enjeu majeur de son territoire et construire un projet sur au moins trois ans, en collaboration avec un écosystème de partenaires locaux comme le résume Éléonore Devaud.

10 projets en 2023, 79 aujourd’hui à travers le groupe. Deux exemples incarnent parfaitement cette démarche :

Val-d’Europe — situé dans une zone en forte urbanisation, sur d’anciennes terres agricoles, le centre a noué un partenariat avec une ferme à 7 km. Résultat : marchés de producteurs en galerie, vente directe, ateliers pour enfants sur l’alimentation durable et les circuits courts. L’objectif : contribuer durablement au développement de l’agriculture locale et créer une symbiose entre le centre et son territoire agricole.

Paris Nord — face à un taux de chômage de 16 % et un quart des 16-25 ans ni en emploi ni à l’école, le centre a monté un écosystème complet avec la chambre d’artisanat, des lycées et France Travail. Parmi les initiatives : une boutique école où des lycéens ont créé de A à Z une boutique de seconde main — sourcer les produits, tenir la caisse, faire les comptes — accompagnés par les équipes du centre. Un stage augmenté, au service de l’insertion.

Collectes de fournitures scolaires, dons alimentaires, accueil de personnes en situation de vulnérabilité (femmes victimes de violences, sans-abri) : 100 % des centres sont engagés dans des actions territoriales.

🎓 Développer les talents — au-delà des murs de l’entreprise

  • Climate School : formations e-learning et conférences d’experts (eau, déchets, biodiversité…)
  • Don de jours : chaque salarié peut consacrer du temps à des associations
  • Klépierre Académie : objectif 50 académies d’ici 2030 pour former des personnes éloignées de l’emploi aux métiers du retail et du digital, directement dans les centres commerciaux

« L’objectif, c’est de remettre à l’emploi des gens dans le bassin d’emploi du centre commercial, en leur offrant une formation. » — Gabrielle Conand

Le centre commercial, lieu de résilience et de citoyenneté

Au-delà du commerce, Klépierre assume pleinement un rôle sociétal qui s’est révélé avec force lors de plusieurs crises récentes. C’est en compilant ces expériences que le groupe a décidé d’en faire une politique formelle.

Pendant le Covid, les centres sont restés ouverts et sont devenus des lieux de vaccination, d’accueil pour les victimes de violences, des espaces de respiration sociale. Lors de la grande panne électrique en Espagne, le centre Principe Pio à Madrid — situé dans une gare — a spontanément hébergé, nourri et pris en charge des centaines de voyageurs bloqués pendant une nuit, sans moyen de rentrer chez eux. Dans les zones exposées aux incendies, les grands parkings des centres servent de bases avancées aux pompiers. En période de canicule, les galeries climatisées constituent de véritables îlots de fraîcheur pour les populations les plus vulnérables.

« Les catastrophes, ce ne sera plus l’exception. Il faut juste être préparé, s’y adapter et ne pas être surpris. » — Gabrielle Conand

Ces initiatives dispersées — toutes nées de la bonne volonté des équipes locales — ont conduit le groupe à franchir une étape supplémentaire : formaliser une procédure de réponse aux crises, donner à chaque centre un cadre et des outils pour agir, et créer un nouveau poste dédié, le Group Resilience Officer, chargé d’anticiper les crises climatiques et sociales, d’intégrer les retours d’expérience et de déployer les technologies nécessaires.

C’est précisément ce passage du local au global qui illustre la philosophie Klépierre : des initiatives qui naissent sur le terrain, se capitalisent à l’échelle du groupe, et redescendent sous forme de méthodes et de politiques partagées.

Envie d’en savoir plus ? Rendez-vous sur https://www.klepierre.com/ pour consulter les offres d’emploi, les informations sur les Klépierre Académies et la localisation des centres.

Sources : entretiens avec Hélène Salmon et Gabrielle Conand, et table ronde « The Local Way of Life » avec Éléonore Devaud — événement Talents for the Planet.